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Kinshasa menace la prison aux opposants se rendant à Goma
Politique

Kinshasa menace la prison aux opposants se rendant à Goma

Photo : William Murphy from Dublin, Ireland — CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons

Le vice‑premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a menacé d’emprisonner tout opposant se rendant à Goma, évoquant une peine de un à cinq ans et citant l’article 192 du Code pénal. La C64 décrit la rencontre avec Joseph Kabila comme une initiative pacifique, tandis que l’ONU aurait ouvert un canal de dialogue avec l’ancien président.

L’essentiel

  • Shabani menace d’une peine de 1 à 5 ans pour les opposants à Goma
  • Il invoque l’article 192 du Code pénal et les articles 6, 29 et 31 de la loi sur les partis politiques
  • La C64 qualifie la rencontre avec Kabila de recherche de solutions pacifiques
  • L’ONU aurait ouvert un canal de dialogue avec l’ancien président
  • Shabani prévoit de saisir les présidents des deux chambres du Parlement

Menaces judiciaires

Le vice‑premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a averti que tout opposant se rendant à Goma sans autorisation pourrait encourir une peine de un à cinq ans d’emprisonnement. Il s’appuie sur l’article 192 du Code pénal, qui sanctionne les contacts avec une puissance ennemie en temps de guerre, ainsi que sur les articles 6, 29 et 31 de la loi sur les partis politiques. Shabani a également indiqué son intention de saisir les présidents des deux chambres du Parlement pour faire appliquer ces mesures.

Réactions de la C64 et de l’ONU

La coalition de l’Article 64 (C64) a présenté la possible rencontre avec l’ancien président Joseph Kabila à Goma comme une démarche visant à rechercher des solutions pacifiques à la crise politique. Parallèlement, des sources de l’Organisation des Nations Unies auraient ouvert un canal de discussion direct avec Kabila, dans le but de faciliter le dialogue national. Le quotidien RFI Afrique a souligné la tension croissante entre le pouvoir central et les forces d’opposition, tout en rappelant que le gouvernement cherche à encadrer les initiatives parallèles afin de tracer une frontière claire entre médiation pour la paix et activités jugées illégales.

Sources : RFI Afrique

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